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"Encore une de faite"

Par Nie :: 02/01/2010 à 11:27 :: Général
...comme diraient certains collègues le vendredi à 16h
On a gentiment dit aurevoir à 2009 à grand coup de décompte (merci RTL) et de serpentins, on s'est fait les trois bises traditionnelles "bonne année *smak* bonne santé *smak* plein de bonnes choses *resmak*"
C'est donc bien fini de cette chouette année et je n'ai pas encore fait ma rétro. Vu que j'ai bien aimé aller relire celle que j'avais faite de 2008, je ne couperai pas à ce qui est désormais une tradition.

En 2009 donc

J'ai tenté de me mettre au sport  (marcher c'est du sport)
- j'ai eu droit à trois semaines de béquilles et 18 séances de kiné (ces deux  évènements n'ont pas de lien de cause à effet) - on a beaucoup ri de mon allure de Greg House d'ailleurs - J'ai reçu Miss Tournai, le bioman jaune et pas mal de tektoniqueurs pour un carnaval du feu de dieu. On a eu droit à un vrai été (ça ça vaut la peine d'être noté) - j'ai bossé avec des gamins que j'aimais beaucoup (et qui me manquent) - j'ai vu des amies devenir maman - j'ai eu droit à un voyage scolaire en Provence des plus mémorables avec des collègues survoltés et la poupée la plus moche du monde - une main a pris la mienne - je me suis offert un tour sur le billard - j'ai eu de jolis moments en famille - je me suis offert des heures de concert en bonne compagnie- j'ai mangé des glaces à tomber avec une cigale - j'ai découvert  l'Espagne pendant de jolies vacances avec les zamis - j'ai pris un bain de minuit à moitié soule après un sprint de 200m (merci Kry de me suivre dans tous mes délires) - j'ai aidé à repeindre une maison qui cartonne à présent - j'ai laissé des gens s'éloigner (*rongeage de doigts*) - j'ai fait des kilomètres de balades - j'ai découvert des gens bien- j'ai eu le cœur qui bat - j'ai fini toute habillée dans une piscine avec tous les autres convives d'un chouette anniversaire - j'ai chanté à tue-tête - j'ai couru pieds nus sous la pluie - j'ai été fatiguée, souvent, trop - j'ai arrêté la clope - j'ai énormément ri - j'ai aimé l'Alsace - j'ai dévoré ma nièce des yeux - j'ai eu un vrai Noël et un super anniversaireje me suis sentie vivante

Y a plus qu'à espérer que 2010 suivra le mouvement...



Dix ans

Par Nie :: 31/12/2009 à 15:21 :: Général
Une décennie de passée dans ce troisième millénaire.
Je me rappelle comme si c'était hier de l'excitation avec laquelle on préparait le passage à l'an 2000, et la crainte de ce fameux bug qui ne s'est jamais produit. On avait cette sensation d'être sur le point de vivre un évènement exceptionnel. J'étais alors cette ado boulotte et mal dans sa peau, "pas la jolie, moi j'étais sa copine", comme le chante Bénabar, en rhéto avec cette impression typique des rhétos d'être tellement grands et matures.
Et en un battement de cil, dix ans sont passés.
Dix ans pour gagner en confiance;
Dix ans pour rencontrer des gens qui en valent la peine, des amis vrais et sincères, plus ou moins proches géographiquement mais toujours présents (les amis, si vous me lisez, sachez que je n'aurai jamais les mots pour vous remercier...);
Dix ans pour grandir, apprendre un métier et prendre plaisir à l'exercer;
Dix ans pour découvrir ce que c'est qu'aimer, apprendre la vie à deux, me planter et souffrir, me relever, y croire encore, toujours;
Dix ans pour cicatriser, pour faire le tri et fermer les portes qui devaient l'être, pour ne plus souffrir de choses que je ne contrôle de toute manière pas, pour tenter de transformer ces douleurs en force;
Dix ans pour trouver celui avec qui je me vois bien passer au moins les dix prochaines années;
Dix ans pour apprendre à vivre seule, avant d'envisager de partager à nouveau un quotidien, pour apprendre à me regarder en face et à me connaître moi-même;
Dix ans pour aller au fond de la douleur et de l'envie de rien et puis remonter, pas à pas, avec l'aide des amis-amours;
Dix ans pour me créer des souvenirs que rien n'effacera, des soirées, des sourires, des jours de gaieté, des moments de vie pure;
Dix ans pour vivre cette année 2009 qui restera pour moi comme une des plus belles de la décennie;

Dix ans pour me dire au fond que je ne voudrais jamais être à nouveau celle que j'étais à l'aube du millénaire.



Des fermiers dans le froid

Par Nie :: 19/12/2009 à 12:43 :: Général
Premier jour de vacances.. Enfin!
Elle a été fatigante, cette période, malgré le fait qu'elle soit courte. Et le rush de la fin (examens-corrections-délibés-réunion de parents) nous laisse légèrement sur les genoux.
Premier jour de vacances, donc, et un grand soleil pour égayer encore plus une journée qui est déjà chouette à la base.
On s'est réveillés avec un fin manteau de neige et un super ciel bleu. De quoi réchauffer les coeurs alors que le thermomètre affiche -15 (glagla). Le temps idéal, aussi pour la parade de Noël que RTL TVI organise dans ma ville.
Des dizaines de milliers de personnes attendues, des parkings bloqués dès le matin (j'ai du me taper un bon demi kilomètre avec mes courses et mon sac-à-dodo pour rentrer chez moi), des chars lumineux sponsorisés par de grosses entreprises, des objets publicitaires et des bonbons offerts, le Père Noël et le lutin Plop annoncés ainsi que *roulement de tambour* les fermiers de l'Amour est dans le Pré *cri de la foule en délire*
Sans rire, c'est encore eux que j'ai le plus envie de voir, juste pour le fun!
Ce qu'il y a de chouette, avec cette parade, c'est que mon appart va servir de QG vu que mes fenêtres donnent sur la rue.
Je m'en vais donc préparer du vin chaud maison et du gâteau pour ceux que j'aime qui arriveront bientôt.
Un chouette moment en famille? Merci RTL TVI

 
(Si ça c'est pas un bon slogan pourri...)

De la magie à la laideur

Par Nie :: 13/12/2009 à 21:52 :: Général
Ca commence par des sourires.
Un matin d'hiver typique, fin manteau blanc sur les toits, ciel bleu et soleil pâle. Le climat idéal pour donner envie d'une balade emmitouflée. J'ai donc enfilé manteau épais, bonnet (malgré le fait que je n'ai définitivement pas une tête à chapeau), grosse écharpe et chaussures de marche et je me suis offert une heure de vadrouille, à profiter du spectacle que la neige avait peint pendant la nuit, du Renaud dans les oreilles. Un petit bonheur tout simple.
Et puis le retour à la ville, ses bruits, ses voitures, ses gens.
Je passe au petit supermarché pour acheter de quoi dîner (et de quoi transformer mes yaourts presque périmés en cake). Je cherchais des pépites de chocolat quand j'ai entendu une discussion anodine entre un gamin qui voulait un jouet et son père qui lui répondait que "non, c'est trop cher".
Sur le coup j'en ai eu mal au coeur pour eux. Parce que ce ne doit pas être gai pour un papa de dire non à un gamin trop jeune pour comprendre les concepts de crise économique, st nicolas qui coûte un bras, fêtes de fin d'année toutes proches et fins de mois difficiles.
Ca c'était avant que je ne reconnaisse le bruit typique d'une boite qu'on ouvre. Le "non, désolé" venait de se transformer en un "bah après tout on n'a qu'à le piquer, allez prends le et surtout ne dis rien".
Et j'ai vraiment trouvé ça nul. Pas tellement pour ce jouet à 6 euros, mais pour le principe et les valeurs que, par son acte, ce père venait de montrer à son fils.
J'ai passé mon chemin jusqu'au rayon suivant, fait comme si..
Et je me suis retenue, quand il est venu voir si j'étais dans le rayon ou partie le balancer, de lui faire connaitre mon point de vue: "non je ne te balancerai pas, pas parce que je me fous de ce que tu viens de faire, mais parce que n'imposerai pas ce spectacle à ton fils qui vient d'en voir bien assez".

La magie d'un paysage de première neige contre le côté minable d'un acte humain, le choix est vite fait...



"Rhum and Coca-Cola"

Par Nie :: 12/12/2009 à 20:17 :: Général
Non, ce n'est pas mon programme pour une nouvelle soirée apérotisée, c'est la musique qui passe à fond les ballons dans ma rue à l'heure qu'il est (ah ben non ça vient de changer, là c'est la brabançonne \o/).
Me voilà partie pour toute une soirée sur le thème de la célèbre bataille des Ardennes. Quelle poisse de vivre dans la ville où tout s'est joué^^
Cet aprèm a eu lieu le traditionnel lancer de noix. Un monde fou sous le balcon de l'hôtel de ville. C'est un sport d'attraper un paquet de noix, les gens sont concentrés, ils sautent au moment opportun, tendus vers l'objectif.
Je les ai regardé faire en souriant, pas envie de prendre le risque de me prendre en pleine poire le coude d'un bonhomme qui ne ferait pas attention à son atterrissage ("la vie en rose", ça progresse). Notez quand même qu'heureusement que Mc Auliffe parlait anglais et n'a pas répondu "des clous!" au lieu de son célèbre "nuts". Un lancer de clou ça aurait fait mauvais genre..
Bref, ce soir, c'est reconstitution... Je peux oublier l'idée de regarder la télé, j'ai un haut parleur juste sous la fenêtre et ils ont mis le son encore plus fort que d'habitude.. Quelle pitié..
Soyons clairs, je connais l'importance du travail de mémoire et je suis tout à fait d'accord sur le fait qu'il faut que les horreurs de la seconde guerre mondiale ne tombent jamais dans l'oubli, pour que plus jamais ça ne se reproduise.

Mais, honnêtement, quand je vois les fanas qui paradent en costume d'époque sous mes fenêtres, je me demande combien d'entre eux pensent au peuple juif à cet instant précis.. je doute qu'ils soient nombreux.
Du coup, j'ai un peu l'impression que la sirène qui est en train de me péter les oreilles là n'est pas hyper essentielle. Pas plus que LE cd qui va tourner en boucle toute la soirée, vu qu'au S.I ils ont tendance à ne pas penser qu'il y a dans la ville des gens qui n'ont pas le choix de prêter ou non attention à la musique (Doouuuuuceee nuiiiiiiiit, super pertinent, non, quand on veut rappeler une nuit de guerre et de sang...)
Et je préfèrerais pouvoir regarder en paix la Bataille des Chorales au lieu de revivre par le son la Bataille des Ardennes (c'est bon la honte)

Lumières, paillettes et boules en tout genre

Par Nie :: 09/12/2009 à 22:53 :: Général
"- Tu fais quoi pour Noël?
 - Je prends deux kilos"
Anna Gavalda, Ensemble, c'est tout

C'est reparti pour un tour..
Les pompiers sont revenus à ma fenêtre pour installer l'éclairage qui illuminera mon salon dans le noir jusqu'en janvier, tous les commerçants ont décoré vitrines et rayons, ça scintille, ça clignote et ça brille.
Nous voilà repartis pour un mois de cette ambiance particulière: la Féérie de Nowel (notez la majuscule, elle est importante, si si).
J'ai fait mon sapin, parce que j'aime bien, tout comme j'aime voir ma ville illuminée et me promener en guettant les premiers flocons. J'aime enfoncer mes mains dans mes poches et rentrer vite me réchauffer. Et puis j'aime trouver le ptit cadeau qui fera plaisir, même si je sais que du coup je vais, comme chaque année, devoir résister à l'envie de l'offrir à l'avance.
Ca, c'est le positif des fêtes.
Parce qu'en vrai, plus les années passent, moins j'aime. Les réveillons où il FAUT faire quelque chose, trouver une chouette idée pour une soirée mémorable où on fêtera dignement l'an qui vient (et où en vrai on démarrera l'année à moitié torché, oubliant que le lendemain on aura une sacré gueule de bois pour aller faire les rituels bisous à tata Josette).
Ces soirs où on DOIT être heureux, parce que tout le monde l'est et que c'est comme ça.
Je n'ai pas envie de me casser la nenette à trouver une robe qui me donnera l'air d'un roti noir,de passer des lustres à tenter de dompter ma tignasse pour en faire un chignon qui ressemblera à quelque chose puis d'aller me les geler pour rejoindre une soirée où je mangerai trop gras et où je tâcherai, bon gré mal gré, de rire et de m'amuser.
Je n'ai pas envie de faire semblant de me foutre comme de l'an quarante de ne pas être avec ceux qui comptent et qui ont déjà autre chose de prévu..

Ma couette, des bulles, et mon amoureux. Ca sonne pas si mal comme programme!



(... et puis au pire y a Jean-Luc -_- )

Je suis incorrigible! *

Par Nie :: 06/12/2009 à 09:10 :: Général
Et définitivement incapable de réussir une surprise!
Une semaine que j'avais prévu mon coup, acheté bonbons et boisson favorite de Zhom, pensé à où et quand installer l'assiette et ce qui va dedans, réfléchi et calculé..
Parce qu'arriver à surprendre un bonhomme qui va dormir hyper tard et se lève le premier, c'est tout un travail.
Je n'avais trouvé qu'un endroit où planquer la surprise sans me faire capter: la douche, puisqu'il n'y va que le matin, et qu'il y est toujours le premier.
J'ai donc tout installé, bien fermé la porte et tenté d'oublier.
J'ai tenu deux heures environ avant de l'envoyer regarder.
Infernale je vous dis, parce que quand je prévois des cadeaux, je me réjouis trop de voir la tête que vont faire ceux à qui je les offre.
Voici donc le nouveau concept de cet hiver 2009: la St Nicolas-in-ze-shower




Si ça c'est pas la classe..



*Mais promis j'me soigne...

Un samedi gris

Par Nie :: 04/10/2009 à 12:43 :: Général
C'était une de ces journées qu'on voudrait ne jamais avoir à vivre. Une de ces journées qu'on termine comme anesthésié, le cœur un peu lourd.
Une de ces journées aussi qui nous gravent dans la tête et le cœur des dizaines d'images qui reviennent nous trotter en tête.
La dignité d'un père derrière le corbillard qui emporte l'urne contenant les cendres de son fils, le visage ravagé d'une grande sœur qui a choisi elle-même les chansons de l'enterrement, les larmes et les épaules affaissées de ces gamins que l'on côtoie tous les jours et qu'on est plus habitués à voir sourire et faire les zouaves. Les larmes de mes collègues aussi, face à ce côté injuste et incompréhensible.
Et puis ces moments où le beau perce l'affreux de la situation. Nos gamins solidaires, pleurant dans les bras l'un de l'autre et se regroupant, repartant bras dessus bras dessous, s'épaulant. Leur dignité, rose blanche en main. Un rayon de soleil au moment où Buckley chantait son halleluja, ces minutes où, alors que tout était fini, nous sommes restés ensemble, devant l'église, parce que personne n'avait envie de repartir, où on n'était plus des profs et des élèves mais simplement un groupe touché et uni, élèves et profs pleurant ensemble, parce qu'on s'en foutait des statuts et que les bras se sont ouverts tout naturellement.
Victor a eu un bel enterrement, l'ISMA ne l'oubliera pas.
Et demain, on recommencera à aller de l'avant.

Victor

Par Nie :: 02/10/2009 à 22:48 :: Général
Un prénom écrit à la craie sur le bitume de la cour de récré, des visages fermés, des yeux qui disent la douleur, et l'incompréhension, et l'impuissance. "Pour toujours dans nos coeurs", "on ne t'oubliera jamais".
Un petit mot de la directrice et sa photo, gamin souriant pour les photos de classe.
C'est toute l'école qui est en deuil.
Victor n'avait que quatorze ans.
Il nous a quittés mercredi soir. Le "jeu" du foulard a mal tourné.
Et il nous faut trouver les mots alors qu'il ne viennent pas, parce que nous aussi on est paumés, parce que nous aussi on est choqués, et tellement démunis face à la douleur de ces ados qui viennent de perdre leur ami. Parce qu'en salle des profs aussi certains ont les traits tirés et les yeux rougis, parce que perdre un élève est sans doute l'épreuve la plus difficile pour un enseignant. Demain sera une journée grise.
Et puis il faudra que la vie continue. Il nous faudra entourer sa soeur, quand elle reviendra, et veiller sur ses amis, ces ados blessés. Il nous faudra les aider à dépasser le choc et le deuil. On se sent tellement petits face à ce genre de truc. Parce qu'on n'est pas formé à ça, parce qu'on ne sait pas comment.. On laissera parler le coeur, je suppose.
Demain sera une journée grise, et les suivantes risquent d'en garder le goût.
Faites qu'on trouve les mots justes, faites qu'on gère..

De la brise à la bise

Par Nie :: 28/09/2009 à 21:47 :: Général
Article sur commande, merci Lice pour le sujet!

Elle s'est beaucoup baladé, changeant de logis au gré de ses envies, squattant à droite et à gauche, piochant chez chacun un peu d'humain, des ambiances, des atmosphères. Elle a goûté mille plats, a gré de ses pérégrinations. Elle repartait chaque fois vers l'air et la lumière, se laissant porter par les brises d'été, le soleil luisant sur sa peau noire. Elle aimait bien ça, regarder les gens se promener, les taquiner un peu puis aller un peu plus loin voir si elle y était.
C'est une survivante. Ils n'ont pas réussi à l'attraper, elle a échappé à leur frénésie et aux armes de plastique que certains brandissent en la voyant. Elle a survécu aussi aux chaussures, aux journaux, aux mains qui tombent à plat avec ce typique "PAF". Elle s'est marrée en imaginant qu'ils avaient du avoir un peu mal, bien fait pour eux! Ils n'avaient pas qu'à!
Mais depuis quelques jours, tout a changé..
Ils referment leurs fenêtres, la laissant au-dehors pour des nuits de plus en plus fraiches. Plus moyen de squatter la chaleur d'un salon, plus d'image de télé aperçues en passant. Fini de les regarder vivre et d'entendre leurs discussions familiales.
Il ne lui reste sans doute que quelques jours avant que le vent froid de l'automne ne la laisse sur le carreau. C'est la fin de l'été, c'est ainsi que ça va.
Il n'y a pas de pitié, elle s'en ira en même temps que le soleil.
Pas de bol d'être une mouche!



De sang et de coeur

Par Nie :: 28/09/2009 à 21:12 :: Général
Il parait qu'on ne se ressemble pas. Je suis la prof et elle l'artiste, je suis la classique, elle a longtemps été l'excentrique, elle a longtemps gueulé là où je me refermais, elle la battante au caractère fort, moi l'éponge qui la boucle et rumine.
On a parfois du mal à nous croire, on doit parfois sortir nos cartes d'identité, certains voient un air de famille, la plupart ne l'auraient pas cru.
Elle a avancé plus vite, maman avant moi, casée et posée quand ma vie était composée de boulot et d'apéros.
Elle est solitaire quand je ne suis bien qu'entourée de ma smala, j'ai besoin de la famille et elle préfère garder des distances vitales.
On a failli se perdre, souvent, de crises en coups de gueule, de déceptions en non-dit, on s'est retrouvées, toujours, parce que "si ce n'était pas elle elle pourrait aller aux choux", avec un "mais c'est elle et je l'aime" que l'on garde pour nous.
Avec "mon autre" en fond sonore, comme une BO de nos vies, jamais trop loin une de l'autre, parce qu'on se l'est promis, parce qu'on a toujours vécu comme ça, parce que ce qu'on a traversé nous relie à jamais.
Et elle grandit, la battante, la forte en gueule, elle se pose, devient plus attentionnée à mesure que ses blessures d'enfance s'apaisent, elle lâche la révolte et je nous sens moins opposées, différentes toujours mais si semblables parfois.
Elle devient douce, la mordante, parce qu'une petite fleur embaume son cœur et que la tendresse maternelle ne peut que déborder quand elle est aussi forte.
Elle se bat, toujours, parce que la vie ne lui a jamais fait de cadeaux. Mais elle apprend à poser les mots sur ses bobos et à me les partager, pour ne plus les porter seule.
Elle avance, pas à pas, et c'est joli de la voir se transformer.
Plus proche encore qu'elle ne l'a jamais été, parce que c'est ça aussi, grandir. Laisser de côté les vieux trucs qu'on ruminait, ne plus se laisser empoisonner par celle qui manie tellement bien cet art qu'elle fout en l'air tout ce qu'il y a de joli autour d'elle pour construire du doux, du beau.
Elle est belle, ma soeur, parce qu'on lit dans ses yeux ses douleurs mais aussi sa force, ses côtés durs et sa douceur.
Elle en a encore du chemin à faire, et des blessures à cicatriser, des toutes fraiches et des anciennes qui rongent, mais je sais qu'elle y arrivera, parce qu'elle a déjà survécu à pire, parce que ce qui l'attend ne peut être que du beau.
Et je serai là, tant qu'elle le voudra bien

J'avais oublié

Par Nie :: 24/09/2009 à 20:27 :: Général
ATTENTION ARTICLE GUIMAUVE. Vous ne pourrez pas dire que je ne vous avais pas prévenus

J'avais oublié qu'un regard pouvait faire naître un sourire et des battements de cœur
J'avais oublié que l'on pouvait s'enivrer à l'odeur d'une peau et avoir envie de passer des heures le nez au creux d'un cou
J'avais oublié la douceur d'une main qui prend la mienne et ces papillons qui naissent pour deux bras.
J'avais oublié ces pensées qui volettent vers un seul destinataire et la douceur au cœur de voir que c'est réciproque.
Et le goût des projets, et celui d'être "nous"
Et ces mots qui illuminent, apaisent, rassurent, ses yeux qui s'éclairent rien que pour moi.

Et puis il y a ces quatre mois de vie pure..
Et tout est dit.


Oui j'ai eu 14 ans!

Par Nie :: 22/09/2009 à 20:21 :: Général
Zut merde et flûte!
On n'était pas encore vraiment remis de la mort de Grégory Lemarchal que la chanson française perd un autre de ses grands noms.
Il a bercé notre adolescence (enfin, bercé c'est un grand mot), a vu sa tête affichée sur les murs et le plafond de ma chambre (j'assume presque), on ne l'avait pas oublié.
Non mais oh! Qu'est-ce qu'on va devenir sans Filip??
Blague à part, j'ai eu l'impression d'avoir à nouveau 14 ans et les hormones en ébullition quand j'ai reçu le SMS.
Et puis franchement, a-t-on idée  de mourir la même semaine que Patrick Swaize?
Une pensée à celles qui étaient ados quelques années avant moi et se seront sans doute dit "purée qu'est-ce que j'ai pu baver devant lui" en apprenant la mort du danseur mythique de Dirty Dancing, comme je l'ai fait pour l'ex 2be3.


Oh et.. Sim, tu nous manqueras!

Les profs, les vaches, l'argent

Par Nie :: 17/09/2009 à 20:53 :: Général
Le soir, mercredi 16 septembre 2009

(Thomas Gunzig Ecrivain)

J’ai toujours bien aimé les vaches. Des grosses bêtes avec des regards doux et tristes. J’ai toujours aimé, au détour d’une balade, croiser leurs grands yeux mouillés. Je crois que, parfois, je me reconnais un peu en elles, coincées derrière un barbelé, les papattes dans la boue et l’herbe humide, à regarder passer la vie sans rien y comprendre. A attendre une fin qui chaque jour est un peu plus proche.

Une vache, c’est incroyable comme ça se laisse faire : on lui dit de sortir et elle sort, on lui dit de rentrer et elle rentre, on lui dit de ne plus bouger et elle ne bouge plus et elle donne son lait, comme ça, sans faire d’histoires, sans rien connaître à l’économie, sans rien connaître à la Politique agricole commune, sans rien connaître à l’Europe et sans savoir que le désespoir de celui qui la trait, le poussera à le répandre par hectolitres sur le bitume d’une autoroute. Pourtant, il m’arrive souvent de penser qu’une vache, c’est vachement plus fort qu’un homme. Une vache, ça doit bien peser dans les 600-700 kilos, sans compter le lait et parfois, il m’arrive de me dire que si toutes les vaches du monde avaient soudain envie de manger de la viande, que si toutes les vaches du monde décidaient de ne plus partager, qu’elles se disaient que leur lait, c’est pour leur petit veau… Même dans les bureaux cossus et inaccessibles des commissaires européens, on aurait du souci à se faire.

Parfois, quand je vois les profs, je me dis que c’est un peu comme ces vaches que j’aime bien. Comme les vaches, ça vit dans l’inconfort de ces établissements scolaires qui se décomposent lentement, faute de moyens et surtout faute d’attention (j’ai connu des profs qui prenaient sur leur week-end pour repeindre leur classe à leurs frais). Comme les vaches, les profs c’est plutôt docile : ça rentre quand on leur dit de rentrer, ça sort quand on leur dit de sortir, ça se tient tranquille… Et puis ça donne… Pas du lait évidemment, mais du savoir… Chaque jour de chaque semaine de chaque année… Et comme le lait, ce savoir, tout doucement ça fabrique des petits adultes qui seront pompier, astronaute, acteur, musicien, vendeur de chaussettes ou bien encore ministre bien assis dans un bureau inaccessible, cossu et fraîchement repeint aux frais de la communauté.

Il m’arrive souvent de me dire que le jour où les profs en auront marre, on aura tous du souci à se faire.

Et si c’est le même jour que les vaches, nos enfants que nous aimons tant finiront maigres, déminéralisés, démoralisés et finalement assez crétins.

En un mot la fin du monde.

Et peut-être qu’alors, il faudra que dans les bureaux de ministres et les bureaux de commissaires, on commence à vraiment travailler. Mais il sera peut-être trop tard.

Des fleurs et des fruits

Par Nie :: 02/09/2009 à 20:43 :: Général
Assemblée générale du 31 août, speech de la directrice qui nous demande (en résumé) de rester motivés et emploie la métaphore du jardinier. "Ce que vous semez porte toujours des fruits, même si parfois vous ne le voyez pas, même s'ils sont rares ceux qui viennent nous remercier pour les heures passées avec eux. Ca prend parfois des années pour entendre un "m'sieur, ce que vous nous avez dit ce jour là, ça m'a marqué" ou un "merci", pour récolter les fleurs et voir les fruits de votre travail. Mais ça en vaut toujours la peine, et vous savez comme moi à quel point ces moments-là sont pleins de grâce.

Message reçu sur facebook, le 1er septembre:

"bon comme maintenant c'est officiel, je peux vous le dire, sur mes 5 années d'étude vous êtes de loin la meilleure prof que j'ai eue! Pour toutes les valeurs que vous nous avez partagé le long de l'année et pour toutes les heures de cours où on ne sait pas ennuyé une seconde! alors merci :)"

Elle avait raison, la chef, c'est plein de grâce et on a du mal à ne pas avoir les yeux qui picotent face à ce genre de mots

Ces petits riens...

Par Nie :: 24/07/2009 à 00:53 :: Général
Se prendre un délire sur un petit bonhomme en nylon, taper dans ses mains au même rythme que neuf mille autres, sentir la musique et se laisser porter, regarder des dizaines de pieds bouger au même rythme, assise par terre, voir arriver la pluie mais danser quand même, encore plus, rire d'un rien, rire juste parce qu'on est bien, se rappeler après si longtemps qu'un simple regard peut faire naître un sourire, sentir son coeur battre à travers mes doigts, retirer mes talons pour courir entre les gouttes et rire comme une gamine qui sauterait dans les flaques, voir percer un rayon de soleil, des confidences parce que ça fait longtemps et qu'on a mille choses à se dire, goûter un cake pommes-cannelles tout juste sorti du four, et papoter encore, voir naître un grand sourire sur la petite bouille d'une Fleur juste parce qu'elle est contente de voir sa Tanie, lire des mots qui touchent, recevoir un appel qui met des papillons au coeur, jouer comme des gosses juste parce qu'on lache un peu le masque de l'adulte, sentir l'herbe mouillée sous mes pieds nu, ouvrir ma boite aux lettres et y trouver autre chose que des factures, nicher mon nez au creux de son cou, tomber par hasard sur un visage pas vu depuis longtemps et voir qu'on est deux à en être contents, prendre une longue douche après cinq jours de camping, voir la bouille des frangins, chanter, danser encore, entendre rire ceux que j'aime, parler avec les yeux, se graver des souvenirs..

...

Par Nie :: 09/07/2009 à 23:43 :: Général
loïc dit :
c'est pas toi qui est loin...c nous qui sommes loin les uns des autres...mais on reste une famille nous...on se fout la paix, pour vivre chacun sa vie à sa façon, comme on l'entend, mais si un merde, les trois autres sont derrière pour l'empêcher de tomber...c'est pour ça que j'vous aime et que je vous échangerais vraiment pour rien au monde...


Petit frère..
Moi non plus je ne t'échangerais pour rien au monde et je suis fière de toi.
Je crois en toi, tu y arriveras, tu dépasseras tout ça et tu en sortiras grandi, plus fort, plus posé.
Je suis là, toujours

Adios le papillon!

Par Nie :: 05/07/2009 à 20:12 :: Général
Jeudi 6h15: le réveil sonne. Je dois être à l'hôpital à 7h30. La nuit a été correcte. Peut-être grâce aux gouttes de fleurs de Bach que j'ai prise pour calmer ma peur.
Je me douche, m'habille, vérifie que la valise est fin prête. Il est 6h30, je suis prête et je me rends compte que j'ai encore 50 minutes à tuer avant de partir (l'hôpital est à moins d'un km). Génial quand on doit être à jeun. Pour tuer le temps et ne pas penser au café dont je rêve je pars en balade, petit tour dans ma ville, arrêt de qq minutes au parc, je me pose sur une pierre et j'écoute chanter les oiseaux en profitant du soleil matinal.
Fin de la pause new age, je rentre, avec encore 20 minutes à tuer..
J'envoie un message à Caro "je pars à pieds, rdv devant l'hopital".
Je suis donc arrivée là bas comme on arrive à l'hôtel pour ses vacances, en tongs et en tirant mon trolley. J'en riais seule.

Les filles me rejoignent dans le hall. Je remplis les papiers puis je monte au service de chirurgie.
On me montre ma chambre, où une autre dame est déjà en blouse d'opération, l'infirmière me tend la superbe blouse: "normalement vous partez la première, dans dix minutes".
Coup de stress: quoi déjà? Je ne dois passer qu'en deuxième normalement!
J'enfile la blouse et les bas de contention. L'infirmière revient: "finalement vous passerez en deuxième, madame passera avant, je reviens dans quelques instants pour vous préparer."
Ma voisine de chambrée part dans son lit, je lui dis "à tout à 'heure" et je reste avec les filles.
Ma soeur et mon petit frère passent, ils devaient venir pour une autre visite, ils restent avec moi, on papote, le stress monte petit à petit. L'infirmière revient et me peint la gorge et la poitrine en rose (sympa cette couleur de désinfectant).
Opération prévue à 10h.
10h, je suis toujours là et j'en ai marre d'attendre. Ma soeur me masse le dos pour me calmer. 10h10 l'infirmière m'amène deux Xanax "on va bientôt y aller"

10h15 c'est parti, balade en lit dans les couloirs. Je passe la porte du bloc, un dernier signe à ceux qui m'accompagnent. J'ai peur et j'ai un peu l'impression de leur dire adieu.
Je change de lit, je m'installe sur le brancard d'opération. Un coussin sous les genoux, un autre sous les épaules et la tête encore un peu plus surélevée, originale la position. J'ai du laisser mes lunettes dans ma chambre, je vois flou et je n'aime pas ne pas voir correctement la tête de ceux qui s'occupent de moi.
On me met un bonnet.
"Ne vous en faites pas, vous serez vite endormie"
Je réponds "tant mieux!"
Les infirmières me disent à tout à l'heure et je repars en brancard direction mon bloc.
On m'installe sous la lampe, un bonhomme me place des capteurs.
Je vois mon anesthésiste, elle sourit, je l'aime bien.
"On est prête?"
"Bah heuu"..
Elle me place la perf': "je vais retirer l'aiguille ainsi vous pourrez plier le bras sans problème demain".
Je me demande à quoi va me servir une perf sans aiguille et surtout comment ça va rester dans ma veine mais je ne pose pas la question. J'ai compris le lendemain que l'aiguille est remplacée par une autre "aiguille" en plastique beaucoup plus flexible.
On met mes pieds dans des mousses et on me met une couverture chauffante.
Le chirurgien passe: "vous allez bien?"
Je lui réponds que ça ira mieux après et lui demande comment il va
"Je vais très bien!"
Je lui réponds que c'est le principal, que lui soit en forme.
L'anesthésiste confirme qu'il a l'air plus en forme que d'habitude, moins cerné. Je ris.
Le chirurgien: "ca me fait un peu peur pour les autres fois ça!"
Il me dit qu'il me laisse entre les mains de ceux qui me chouchoutent. "A tout à l'heure!'

L'anesthésiste termine ses branchements
"On va bientôt commencer, je vous ai déjà envoyé l'apéro!"
Je souris de son expression.
Elle me dit que ce qu'elle va m'injecter pique un peu, que je dois penser à quelque chose d'agréable. Son assistant approche le masque.
"On ferme les yeux et on pense à quelque chose de très doux".
J'ai le temps de prendre deux inspirations, de me dire que la gaz picote, de penser au sourire de mon amoureux et puis plus rien.

Je tousse. J'ouvre les yeux, je suis encore dans le couloir du bloc, on me transfère dans un lit. On roule et je pleure, j'ai juste envie de voir ceux que j'aime et je sais que je vais devoir attendre. J'arrive en réa, je vois qu'il est 13h15
 
"Vous toussez, on va vous faire un aérosol"
Il fait chaud et ce truc qui me fume dans ma gorge me fait transpirer.
Je pense qu'il est tard, l'opération n'aurait du durer que deux heures.
Je somnole un peu. Je suis attachée à plusieurs machines, un capteur de température sur le doigt, des électrodes, la perf, un tensiomètre qui prend ma tension automatiquement toutes les vingt minutes.
On me demande de montrer sur une échelle à combien j'ai mal, je montre 2.
15h30 j'en ai marre d'être là. Je demande à la dame si ça va encore être long: "vous pourrez regagner votre chambre vers 18h"
Je lui demande des magazines que je lis à peine, je n'ai pas mes lunettes..
Je pense à ceux qui m'attendent et j'ai envie d'être auprès d'eux.
On me propose de boire, j'étouffe, l'eau va directement dans le "mauvais trou"
Le chirurgien passe: "tout s'est très bien passé, j'ai vu vos para il n'y aura normalement aucun problème de calcium"
Il m'explique que mes difficultés à boire viennent d'un anesthésiant local qu'il utilise en plus pour éviter de toucher les para. Ca devrait se rétablir.
Il me parle des médicaments que je devrai prendre: des comprimés pour éviter une exophtalmie pendant une semaine. Pas d'hormones avant de se revoir pour la consultation post-op vu que j'ai tendance à être en hyper.
Ne rien mettre sur la cicatrice et commencer à la masser dès le lendemain.
On change ma blouse, une toute propre pour retrouver les zamours qui m'attendent

17h45, retour en chambre, enfin!
Mon amoureux, Caro, Kry et la Crevette m'attendent à la sortie de la réa.
Ma voisine est là aussi, déjà debout. Je suis rassurée de voir qu'elle est levée, ça veut dire qu'il en sera de même pour moi.
Deux cartes et des magazines sont posés sur mon lit, on a pensé à moi, ils gèrent!
Je réessaye de boire. L'infirmière me dit "pensez à avaler". Ca me parait idiot, évidemment que je pense à avaler. Je me concentre tout de même et je me rends compte qu'elle a raison, la déglutition n'est pas automatique, je dois penser à avaler pour ne pas m'étouffer.

Je reçois plein de sms, c'est bon de se sentir entourée.
Je troque la blouse contre le pyjama que j'ai emmené, je me sens déjà plus présentable.
Les amies repartent, je demande à pouvoir me lever, je fais quelques pas, perfusion sur roulettes d'un côté, amoureux de l'autre, Tya arrive, retour dans ma chambre, ils ne restent pas très longtemps, je suis encore un peu sonnée. Je leur dis que je rêve d'un brownie. Je les raccompagne jusqu'à l'entrée de l'hopital, l'air me fait du bien.
Retour dans ma chambre, le téléphone sonne, je décroche, j'ai une petite voix mais ça va. Ma grand-mère, qui ne s'attendait pas à m'entendre et pensait qu'elle allait avoir à faire à une infirmière. Je l'entends émue de m'entendre.
Mon amoureux me laisse, je demande à manger. Une soupe et un yahourt, ça passe, j'arrive à avaler.
Ma marraine passe, pas envie de rester seule. Une heure à papoter, de la douceur.

21h30, fin des visites, je tente de trouver une position correcte pour dormir. Je maudis ma perf. Ma voisine a arraché la sienne malencontreusement, on ne lui en a pas remis une. Je l'envie.
Je mets mon casque et démarre mon MP3, du Enya, du calme.
Je dors plus ou moins bien jusque 4h30. Il y a toujours du bruit dans un hopital. Il fait très chaud, toutes les chambres dorment porte ouverte pour avoir un peu d'air, j'entends les ronflements d'un monsieur un peu plus loin et les infirmières qui papotent.

Vendredi 3 5h30: "Bonjour! C'est l'heure de la prise de sang"
Je tends mon bras en traitant de barbares ces nanas qui viennent nous piquer aussi tôt le matin. On reprend ma tension, tout est ok. "Bonne fin de nuit!"
Je remets mon casque
7h30 petit dèj. Les deux tartines passent sans problème. Je me rends compte que j'avale beaucoup plus facilement le solide que le liquide.
Je fais ma toilette tant bien que mal avec cette maudite perf.
Je lis un peu, je m'ennuie et j'en ai marre d'être là.
Je n'ai pas mal, juste la cicatrice qui tire.
9h, l'infirmière passe "je viens vous enlever la perf, pour que vous puissiez vous laver". Merci bien, c'est déjà fait.
Mes grands parents viennent me voir, puis ma soeur et ma nièce. C'est bon de voir le sourire et les grands yeux de cette petite nana d'un an.

11h30 repas.
"Pourquoi on a de la soupe maigre?" me demande ma voisine qui a l'age de ma grand-mère.
"Ils doivent avoir peur qu'on grossisse"
On compare nos cicatrices et nos symptômes.

13h visite du doc. La prise de sang est bonne, le calcium est ok. Je peux rentrer, sauf si je préfère rester pour qu'on surveille mes difficultés à avaler.
Je choisis de rentrer.
L'infirmière vient faire les derniers soins. Désinfection de la cicatrice et pansement en spray.
J'attends mes papiers de sortie. 13h45, tout est en ordre. Mon amoureux vient me chercher à 14h mais je n'ai pas envie de rester plus longtemps dans la chambre. Je dis donc aurevoir à ma voisine et je descends attendre devant l'hôpital.

Quel bonheur de rentrer chez soi. Le reste de la journée se passe bien, ma soeur me fait un nouveau massage parce que j'ai un peu mal aux cervicales.
Je dors comme un bébé et me réveille sans douleurs, juste cette sensation de tiraillement au niveau de la cicatrice. Je pense à la masser de temps en temps, j'avais peur de me faire mal au départ mais ça va.

Ma perle

Par Nie :: 15/06/2009 à 23:03 :: Général

"Tu ne déprimeras plus maintenant, je suis là"

*fond*

...

Par Nie :: 25/05/2009 à 20:00 :: Général

"Et un jour quand c'est le moins probable, au moment où on s'y attend le moins, le monde se remet à l'endroit"

Grey's Anatomy


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