Dans ma bulle...

http://missnie.zeblog.com/

NiE

Nie .

Singing

Blog

Pages

Chiffres à gogo

A Voir

Fils RSS

La suite de l'aventure

Par Nie :: 09/06/2011 à 22:43
Ce sera là:

http://nie-dmb.blogspot.com/





(Marre des spams dans les commentaires!)

Excuses publiques d'une prof gréviste

Par Nie :: 05/05/2011 à 17:10

A vous tous, travailleurs du privé, pensionnés d’emplois difficiles, personnes exerçant une profession dangereuse et épuisante physiquement, je présente toutes mes excuses.

Oui, vraiment, je suis désolée !

Désolée d’avoir choisi (si tant est que ce soit un choix) d’enseigner, et de passer ma vie au milieu de vos enfants, neveux, petits-enfants, voisins,…

Désolée d’avoir cru que par l’école, on peut changer le monde, ou du moins, aider à construire le monde de demain,

Désolée d’avoir osé imaginer que c’était important, la formation des générations futures,

Désolée d’avoir fait trois ans d’études dans une école normale, d’avoir trimé pour payer les dites études, et d’avoir finalement obtenu un diplôme,

Excusez-moi d’avoir tenu bon, quand j’étais jeune prof, d’avoir galéré pour boucler des fins de mois difficiles, avec un salaire de 1200€, un appart, une voiture, des factures à payer ; d’avoir eu plein de fois l’envie d’arrêter face à des classes qui n’en voulaient pas, aux commentaires de certains parents qui savent mieux que nous comment faire notre métier, à la crise d’adolescente et ses heurts, mais de m’être accrochée, parce que je l’aime, ce métier, et parce qu’on ne chasse pas ses rêves d’un coup de cuiller

Je suis sincèrement désolée d’estimer que je mérite ce que vous appelez mes congés, en oubliant que je ne les ai pas demandés, que je ne choisis pas leurs dates, et que j’en passe toujours une partie à préparer la suite de l’année scolaire,

Désolée d’arriver à la fin des trimestres sur les rotules, parce que vos chers anges, si sages et dociles à la maison, sont parfois de vrais fauves quand on les regroupe dans des classes bondées,

Toutes mes excuses aussi de toucher en douze fois ce que je gagne en 10 mois. Vraiment, pardon de vouloir pouvoir manger aussi en juillet et août,

Désolée que les pouvoirs publics, à coups de réformes, de nouveaux programmes et de refinancement, aient contribué à donner l’impression que mes collègues et moi étions des planqués jamais contents. Et désolée que, via ces mêmes réformes et nouveaux programmes, ils aient compliqué les apprentissages de vos enfants au point qu’à l’enquête PISA, on soit au bas du classement.

 

Excusez-moi, enfin, d’avoir fait grève aujourd’hui. Et d'avoir perdu une journée de salaire, journée que j'ai en partie passée à l'école pour préparer la suite de l'année scolaire. Oui, vraiment, pardon d’avoir eu envie d’envoyer un signal, et de dire ou redire que mon métier, aussi beau et passionnant qu’il soit, est un métier difficile. Le dire, sans juger celui des autres, en sachant pertinemment que je n’ai pas le dos cassé ou des mains rugueuses à force de porter des blocs ou des malades, de manier des outils, et qu’il y a moins bien loti que moi. Moi j’ai juste parfois les oreilles cassées, la tête épuisée, et le moral bousillé par ce que je vois au quotidien, par ce que j’entends, et aujourd’hui est un de ces jours.

Pardon d’avoir peur d’être, à 58 ans, fatiguée et usée, tout en espérant être encore en forme et contente d’aller en classe.. Pardon d’avoir peur de devenir un mauvais prof, un fonctionnaire qui gâche le potentiel des enfants qui lui sont confiés parce qu’il ne croit plus en ce qu’il fait. Oui, vraiment, pardon de vouloir rester une « bonne prof », ou du moins, une prof passionnée et de pouvoir rendre mon tablier le jour où je n’y croirai plus.

 

Pardon d’avoir voulu dire que l’école, c’est important, et qu’en bradant sans cesse la qualité de l’enseignement, ou les moyens mis en œuvre pour qu’on puisse faire notre métier, c’est l’avenir de vos enfants qu’on brade. Oui, vraiment, pardon d’avoir cru que vous nous accorderiez au moins le bénéfice du doute et dépasser les on-dit, et que vous pourriez croire qu’on pense aussi à vos enfants en demandant plus de moyens pour nos écoles.

Pardon d’avoir envie de crier que des locaux vétustes et du matériel démodé, ce n’est pas adéquat dans ce monde où tout va si vite et où la technologie nous dépasse. Désolée d’avoir eu envie de tirer une sonnette d’alarmes face à mes jeunes collègues dépités (et quand je lis tout ce que j’ai lu aujourd’hui, moi aussi je rendrais bien mon tablier)... Désolée d’avoir rêvé d’une société où l’on considérerait que l’école est un pilier à conserver, et pas une garderie où on parque pendant 8h les ados pour que leurs parents puissent gagner leur vie et espérer une promotion (tiens, encore un truc que je ne connaîtrai jamais, quelque soit le temps passé en classe ou la qualité de mes préparations.

 

Désolée, au final , d’être une fainéante-planquée-jamais contente, comme tous mes collègues.

Je vous laisse à votre rancœur, et à vos idées sur mon métier, et je m’en retourne préparer ce week-end où je m’occuperai de 45 ados 24h/24..

Et puis je salue mes collègues, qui sans doute préparent ou corrigent, parce qu’il faudra bien que demain quelqu’un s’en occupe, de vos pauvres petits obligés de supporter des professeurs incompétents et paresseux..

Gohé

Par Nie :: 23/04/2011 à 11:07
Une semaine qu'on a quitté Gohé, embarquant dans nos valises des souvenirs à la pelle et des sourires par milliers.
Une semaine à essayer de réintégrer mon quotidien, et la froideur de l'occident. On a de la chance, il fait beau. Je n'ose pas imaginer ce que ça aurait donné sous la pluie.
J'ai sans cesse dans la tête des visages, des sons, des odeurs de là-bas. Marquée..
Comme on peut l'être quand on réalise enfin un rêve d'enfant, la chance en plus que le réel soit à la hauteur. C'était tellement fort, tellement simple, tellement plein d'humain ces neuf jours dans la brousse sénégalaise.
Apprendre les berceuses locales en épluchant les cacahuètes, assises sur une natte, avec les femmes du village, voir les élèves aller à l'eau du puits et revenir une bassine sur la tête, un bébé dans le dos, apprendre aux enfants à faire un clin d'oeil et rire de leur difficulté et de leur bouille, entendre un "madaaam" de la petite Siga, lancer "m'baldo" à la cantonnade le matin, et savoir quoi répondre quand c'est à moi qu'on le disait.
Ils ont été tellement accueillants, tellement dans le partage de ce qu'ils étaient et de ce qu'ils vivaient...
C'était beau de les voir sourire autant alors qu'ils n'ont pas grand chose, une sacrée leçon pour les européens que nous sommes: cueillir le jour, profiter de ce qu'on a au lieu d'en vouloir toujours plus.
Vivre une semaine sans pc, sans abuser du portable non plus.. Un sacré changement de rythme, où le temps s'étire mais file tout de même à toute vitesse.
Je ne les ai pas vus passer, mes dix jours africains.
Un sacré contraste en moi: l'impression d'être remplie de beau, d'avoir fait le plein d'humanité, et puis un vide, le manque d'eux, de ce qu'on vivait là-bas.
Marquée à vie, sans aucun doute.. Comme tous ceux qui ont la chance qu'on a eu d'aller faire un tour là-bas, dans un village, loin des hôtels à toubabs qui ne montrent au touriste qu'un Sénégal qui n'a rien à voir avec ce qui se vit dans la brousse, au son des tamtams.

Gohé.. <3

Au pays des barbies

Par Nie :: 31/03/2011 à 13:02
C'est l'étude qui fait peur du jour:
En Angleterre 16% des femmes seraient prête à mourir un an plus tôt pour avoir un corps parfait,  10% n'hésiteraient pas à mourir entre 2 et 5 ans plus tôt pour cela. 2% accepteraient même d'être ôtée de 10 années.

13% accepteraient d'être payées moins au boulot, 8% renonceraient à une promotion et 6% à un diplôme.

7% seraient prêtes à passer moins de temps avec leur famille, 9% avec leurs amis, 7%  sacrifieraient leur santé au profit de l'apparence.

(source http://www.7sur7.be)

Non mais on va où là??
Jusqu'où iront les sacrifices sur l'autel du culte de la beauté et de la minceur.
Un corps parfait, c'est quoi au final? L'allure d'un squelette sur patte, joues creusées, traits tirés, taille 34 fillette?
On a assez parlé et reparlé des dangers de ce culte du mince et de donner des nanas anorexiques en guise de modèle.

Sacrifier sa santé, sa vie de famille, jusqu'à 5 ans de sa vie juste pour "avoir l'air".. Bienvenue au Royaume du Paraitre.. Et passez votre vie, mesdames, à vous trouver moches, à guetter le moindre pli, le moindre gramme, à vous démolir l'estime de vous, on vous offre toutes les armes pour ça.
Affamez-vous, faites-vous la guerre, vous ne serez jamais assez parfaites, jamais aussi belles que ces mannequins trop maigres, retouchées sur photoshop.. A quand le photoshop de la vraie vie, le bon profil perpétuel? Qui ira jusqu'à sacrifier un de ses enfants pour être canon en permanence?

Wonderwoman.. belle, riche, intelligente, marrante, toujours en forme et capable de tout gérer d'une main de maître sans jamais se laisser déborder..
Tu parles d'une vie en perspective!

Moi, je vais continuer à croquer la vie, et des chips.. A boire du vin, à rire, à danser.. Et tant pis si jamais je ne porte du 38!

30 mars 2011

Par Nie :: 30/03/2011 à 20:48
- Le taux de radioactivité monte toujours à Fukushima, on craint un nouveau Tchernobyl, et c'est comme si le monde entier cessait enfin de se mettre les mains devant les yeux face aux dangers du nucléaire..
On en parle d'ailleurs beaucoup, tous les jours.. Bien plus que des centaines de personnes qui, au Japon, tentent de survivre et de se reconstruire après le tremblement de terre et le tsunami.

- La Belgique décroche la timbale en battant officiellement le record du monde du pays resté le plus longtemps sans gouvernement.. et au JT la page "politique" parle principalement de tensions intestines à Charleroi.. et d'un voyage du Prince Laurent au Congo qui-s'est-bien-passé-mais-qui-était-déconseillé-par-la-diplomatie.. Le premier ministre n'est pas content, le roi et la reine non plus.. Et moi j'ai du mal à comprendre pourquoi on nous bassine les oreilles avec un truc qui s'est bien passé sans rien coûter à l'état, surtout quand c'est le fait d'un prince dont on sait depuis toujours qu'il a tendance à n'en faire qu'à sa tête. J'aurais préféré voir nos politiques nous annoncer qu'ils en ont enfin fini avec leurs guégerres de bac à sable.
Triste image offerte au monde, que ce record..

Et pourtant..
Hier, les Diables ont battu l'Azerbaïdjan, et de mémoire de nana qui supporte les matches de foot à défaut de supporter une équipe, jamais la brabançonne n'avait résonné aussi fort dans un stade.
Comme s'il y avait, chez chacun de mes compatriotes, une envie d'y croire encore, et de le crier qu'elle "vivra, toujours fière et belle", notre patrie
des frites et des manifestations surréalistes.
On aura au moins gagné ça, le réveil d'une conscience belge..


Illustration d'Alice NISEN,

- Il pleut, après des jours de soleil, et pour une fois, voir tomber la pluie ne me gêne pas.. Parce qu'il en faut aussi, et qu'il faut bien de l'eau pour que le printemps qui a si joliment commencé puisse continuer son œuvre. Et puis du moment qu'elle nous quitte pour ce week-end et mon premier barbec de l'année...

C'est un jour comme un autre, avec quelques réflexions qui m'arrivent, comme bien souvent, au détour de mes balades sur le net..
Un statut sur facebook d'abord qui disait que "une vraie femme a toujours une maison propre et bien rangée, panier à lessive vidé, est maquillée, mince et se comporte parfaitement" et nous invitait évidemment à copier-coller si "vous aussi vous commencez à vous soupçonner d'être un homme"..

Une première réflexion, d'abord, qui me vient de plus en plus: je ne sais pas ce qu'est "une vraie femme", et ce concept me fait doucement rigoler.. Je me suis dit aussi que mes collègues quarantenaires et féministes feraient des bonds, en lisant cette définition.. Et puis, à nouveau, cette pensée que je suis, définitivement, de moins en moins féministe! Parce que rêver d'égalité parfaite me semble être une utopie puérile: "tu as deux bonbons, j'en veux deux aussi".. Je préfère croire au partage des compétences, et pas à une répartition mathématique des tâches.. Et puis j'aime bien, moi, mijoter des petits plats ou prendre soin de mon homme quand il rentre à la maison.. Sans qu'il ne s'agisse d'un cliché ou d'une envie de retour à l'ancienne mode de fonctionnement des couples. Zhom fait sa part à la maison, on ne calcule pas, et ça me semble bien mieux. Sans compter que le féminisme à l'extrême a tendance à me faire peur, et à me paraitre incompatible avec toute vie de couple..
Entendre qu'on peut aujourd'hui faire grandir un enfant dans un utérus artificiel, et que les féministes applaudissent le fait qu'on pourra ainsi libérer la femme des contraintes de la grossesse et lui permettre de rester opérationnelle dans sa profession m'a fait dresser les poils du dos..
Tout comme d'apprendre cette semaine, qu'on estime que les enfants belges passent en moyenne 30 minutes par jour avec leur papa et une heure trente avec leur maman.. Ca va nous en faire une jolie génération de gamins délaissés et un brin paumé.

Et puis, toujours par rapport à ce statut, le commentaire d'une amie disant que "Seules les femmes ennuyeuses ont un intérieur impeccable"..
Et mon sourire en regardant mon brol, et en pensant à ma marraine et ma grand-mère, et leur joyeux bordel, dans lequel il fait si bon venir prendre un café, parce qu'elles ont choisi de consacrer leur temps à vivre, partager, papoter, plutôt qu'à frotter, nettoyer et récurer.. Je crois que sur ce coup-là je tiens d'elle, et que je ne serai jamais une parfaite femme d'intérieur.. Parce qu'entre une manne de linge et un café entre amies, je choisirai toujours de savourer l'instant..

Le carpe diem, et ce billet d'humeur de mon amie Christine qui, parlant des "J -..." qu'elle voit se multiplier sur les statuts de ses contacts, se rappelle que "dans deux jours, demain sera déjà hier" et que se réjouir d'un évènement à venir ne devrait pas nous priver de profiter du jour..
Carpe diem.. un jour de pluie sympa, mon homme à la maison, un verre de vin et l'envie d'aligner quelques mots
Carpe diem.. et me sentir de mieux en mieux, avec l'impression que jour après jour, le noir s'éloigne un peu plus.
Ca en prend du temps, de se défaire d'une dépression..

Carpe diem.. et puis les projets, quand même, qui parce qu'ils se rapprochent donnent aussi du chouette à ces journées
Le barbec de samedi, chez des amis avec lesquels on n'a plus passé la soirée depuis longtemps, une joli moment de retrouvailles en perspective
Le Sénégal, la semaine prochaine, rêve de gamine sur le point de devenir réalité. Etre séparée dix jours de celui que j'aime me parait moins difficile que d'habitude, parce que je sais qu'on reviendra encore plus soudés, le temps nous faisant cet effet là.
Et puis le reste.. pas encore forcément prévu, mais il n'y a pas de raison que la suite ne soit pas à la hauteur.

Pour qu'après-demain, je puisse encore me dire que "hier était une bonne journée" :)



Un ch'tit rien :)

Par Nie :: 19/02/2011 à 22:41



et si billet par billet, toute la blogobulle leur donnait la main?  

Après 25 ans d’engagementles Restos du Cœur organisent leur collecte annuelle pour offrir des repas aux plus démunis. Les 4 et 5 Mars, dans les tous les hypermarchés et supermarchés et partout en France, les clients seront sollicités pour acheter et donner aux Restos du Cœur les produits dont ils ont besoin.

A cette occasion, plus de 41 000 bénévoles seront sur place pour collecter les produits, aux côtés desquels se mobiliseront également 3 000 salariés de Carrefour et Danone.

En effet, pour la troisième année consécutive, Carrefour et Danone s’associent aux Restos dans le cadre d’un partenariat à plusieurs niveaux : mobilisation les jours de collecte, mécénat de compétence tout au long de l’année et opération promotionnelle du 16 au 22 Mars durant laquelle 1 repas est offert aux Restos pour l’achat de 4 produits.

Nous comptons également sur votre mobilisation à vous, blogueurs, pour soutenir les Restos du Cœur. Ainsi, pour chaque billet publié sur les Restos du Cœur, Danone et Carrefour s’engagent à offrir 10 Repas aux Restos du Cœur. L’an dernier, cette mobilisation des blogueurs avaient permis d’offrir 16 675 repas.

(Source : 365-silo)

Chanson du soir

Par Nie :: 26/01/2011 à 23:30

"Quelques silences au fond de moi
Y a des silences et c'est comme ça.."



(Dommage que la vidéo soit moche^^)



Julie Zenatti

La citation du jour

Par Nie :: 25/01/2011 à 22:34
"Remember me, but forget my fate"
Didon


En VF "Souvenez-vous de moi mais oubliez mon destin"

Autrement dit, puisque le destin est une réduction de tous les possibles et que nous n'aurons été que ce que nous aurons été, et rien d'autres, "souvenez-vous de qui j'étais et offrez-moi les vies que je n'aurai pas eues"

Ah les joies de la philo..

Une formation à Namur, et cette intervention de Vincent Engel, auteur belge, qui m'a littéralement scotchée. Parce que si le réel est toujours frustrant, chaotique, effrayant, et si notre passage ne changera rien à l'ordre du monde, il nous appartient encore de tenter de faire de notre destin la fiction qui ressemblera le plus à ce dont nous rêvons, et pour le reste, de laisser la barre à l'oubli.


Et puis une autre citation, chopée au vol:


"Un homme, ça s'empêche"
Camus


Un homme, un être humain, c'est un vivant capable de gérer ses pulsions, de vie, de mort, de rage,..
C'est un être qui tente de construire du juste et qui ne cède pas à l'appel de l'animalité..
Il y en a, des "non-hommes" en ce bas-monde si l'on se réfère à cette idée..


Un peu de douceur dans ce monde de vitesse

Par Nie :: 22/01/2011 à 15:03



Ca sera ma chanson du jour, voire même de la semaine..
Un peu de douceur après sept jours chargés et fatigants.
Des nuits perturbées (et vive les réveils nocturnes), une réunion pastorale qui en valait la peine mais m'a privée de ma grasse-mat' du mardi matin (salutaire, la grasse mat'), une virée avec les filles mercredi, l'enterrement de Gene jeudi, et l'émotion logique qui l'accompagnait, les cours, au milieu de tout ça, avec les élèves parfois plus difficiles, les moments où on attend juste que ça sonne pour aller se caféiner avec les collègues en salle des profs et papoter, et puis aussi ces petits moments furtifs où on n'échangerait sa place pour rien au monde, une soirée en confrérie hier, la fatigue, de plus en plus forte, au point de me donner envie de passer la soirée planquée sous ma couette, au point même de faire venir le gris dans le ciel de ma tête.. "Mais faut s'forcer parfois", alors me faire jolie et prendre la route quand même, et puis tenter de cueillir l'instant et d'en profiter quand même, et y arriver.
N'empêche, quel bonheur ce matin de trainailler au lit jusqu'à plus envie et puis d'enchaîner avec un pyjamatage en bonne et due forme!
On n'a que le bien qu'on se fait, n'est-ce pas?

365 jours à venir en image

Par Nie :: 19/01/2011 à 23:27
Au hasard de mes pérégrinations sur le net, je suis tombée sur un projet qui m'a tapé dans l'œil : prendre durant les 365 jours, une photo par jour et la poster sur un blog spécialement créé pour l'occasion.
Cette photo ne devra pas être retouchée, c'est juste un instantané du quotidien, un petit rien de chaque jour.

Ayant appris par l'expérience qu'il vaut mieux éviter de prendre des résolutions qu'on ne tient pas, je n'irai pas jusqu'à promettre de poster tous les jours, mais au moins régulièrement. Je m'engage par contre à prendre une photo (au moins) chaque jour, que ce soit avec mon appareil, avec le réflex de Zhom ou bien simplement avec mon téléphone.
Et je me dis que ça peut être joli, si je m'y tiens, cette année en photos, en petites gouttes du quotidien.
S'il vous prend l'envie de suivre cette nouvelle aventure, c'est par ici que ça se passe.



La photo du jour :)

Si tant est que tu m'entendes..

Par Nie :: 17/01/2011 à 19:16
J'aurais voulu te dire, Gene, que tu ne méritais pas ça.. loin de là. Non pas que qui que ce soit mérite de finir ainsi, mais toi peut-être encore moins qu'un autre.

Que ton sourire restera longtemps dans le coeur des gouvyons, tout comme ta gentillesse et ta bonne humeur. Et puis te dire merci de les avoir offerts en cadeau à ceux qui passaient chez toi se réchauffer le corps et se remplir le ventre.

Que ça fait peur, de savoir que chez nous aussi, on peut mourir d'une balle, comme ça, pour rien, ou pas grand chose. Une caisse à voler? Un coeur blessé? Peu importe au final, ça n'en valait pas la peine. Qu'il n'y a pas que dans les grandes villes que des vies s'envolent sous le feu d'un autre.

Que je pense à tes filles, aujourd'hui..  à tes parents, ton frère et tes soeurs.. Parce qu'eux non plus, ne méritaient pas de te voir arrachée à leur quotidien d'une manière aussi brutale.

Envie de te dire aussi, que par-delà le choc et la stupeur, il me reste un peu d'espoir.. L'espoir que de là où tu es, tu puisses veiller sur eux, et aider tes puces à se construire malgré tout, malgré ça, et à ne pas laisser la haine et la colère détruire leur innocence et le reste de leur enfance.

Je voulais juste te dire, Gene, que tu manqueras et que je pense à toi.

Aux premières lueurs de l'année

Par Nie :: 02/01/2011 à 20:57
Un réveillon dans les rires et la bonne humeur, et les douze coups de minuit, sourire aux lèvres dans les bras de Zhom, une jolie manière de démarrer 2O11 et d'enterrer définitivement 2O1O.
C'était à la limite vital pour moi, de débuter dans les sourires, comme pour conjurer le sort.
J'ai dit adieu à 2O1O avec le soulagement de l'ado qui quitte son école le 30 juin. C'est toujours un peu puéril quand on y pense, cette impression qu'un changement d'année pourrait amener un changement du quotidien. Comme si on pouvait dire aurevoir en même temps aux soucis, aux coups durs, aux ras le bol.
"Tout va changer demain"

"Et que l'année qui commence soit plus belle que la précédente" a dit mon amoureux.
Pas difficile en l'occurrence...

2O1O et ses litres de larmes versées, ses dizaines de matins gris, le coeur gros et les larmes au bord des yeux, ses prises de tête pour un rien, hormones en vrac et dépression en force.. J'ai pleuré des rivières, comme pour charrier tout ce qui m'embourbait. Toutes les larmes retenues pendant des années, et qui devaient bien finir par sortir.. On ne retient pas un fleuve.. Les doutes sur tout..

2O1O et le travail sur moi.. la kinésio, les remises en question, avancer, un pas après l'autre, pour sortir de tout ça.

2O1O et mon amour à mes côtés, toujours, tout le temps, même et surtout quand tout se faisait gris, même quand mon moral devenait contagieux, malgré les remises en question bien trop nombreuses, et puis cette certitude qu'avec ce qu'on a déjà traversé, on est indestructibles, parce qu'on aura appris à parler, beaucoup, de tout, pour mieux comprendre, et qu'on se connait bien.

Et puis 2O1O et ses grands et petits moments: le grand saut de la vie à deux, voir sa bouille tous les matins, Londres avec ma soeur, la Provence toujours, les sourires de ma nièce et ses "Taniiiie" qui réchauffent, les amis présents, piliers, les jours où enfin ça va un peu bien, les kilomètres marchés, main dans la main et coeurs ouverts, parce que les pas délient les langues, les grands éclats de rire qu'on n'a gardés que pour nous, la musique d'un Calo ou d'un Souchon, les rencontres franco-belges, le mariage du Geek et de la princesse,  les soirs où le vin ou la bière rendent les sourires faciles.


Alors voilà... Bienvenue à 2O11 et son cortège de rêves et d'espoirs..
Et puis elle s'annonce bien, l'année qui arrive: Rome en amoureux pour démarrer, un carnaval masqué, le Sénégal, rêve d'enfant sur le point de se réaliser, et puis le moral qui s'améliore, chaque mois un peu moins dur.
Et puis y a pas de raison après tout :)

Mes souhaits pour vous: de la sérénité, surtout, des rires à foison et des moments-pépites, la capacité à accepter les coups durs et l'envie toujours de continuer à avancer, et puis des gens bien autour de vous, parce que comme le dit la chanson "On n'est riche que de ses amis"..

Belle année :)

Les pieds sur terre

Par Nie :: 27/09/2010 à 22:03
"Moi ce que je cherche, c'est quelqu'un avec qui faire un barbec, et crier "les enfants, à table"

C'était ce soir dans l'Amour est dans le pré..
Du tout simple dans ce monde où on nous vante (vends) l'amour des superproductions hollywoodiennes, vite emballé, vite consommé, vite lassé. Du charnel, du pressé, de l'expédié, de l'enrubanné de rose bonbon, Jeune et Jolie et compagnie. Envoyons-nous en l'air, faisons deux ou trois marmots et puis quand viendra l'heure où l'un de nous en aura assez, remettons-nous dans la danse, jusqu'au prochain tour.

Elle en paraîtrait presque simplette, la demoiselle, à rêver de rencontrer simplement celui avec qui elle partagera un quotidien douillet.
Mais qui a dit que la vie devait obligatoirement être composée d'émotions fortes?
Vivre du tout simple, du joli au quotidien, et puis s'y tenir, c'est déjà pas si mal dans un monde où beaucoup iront se brûler les ailes..

De l'ombre à la lumière

Par Nie :: 26/09/2010 à 20:39
Je suis le fruit d'une déchirure.
Impossible de savoir d'où cette phrase me vient, elle est juste là, dans un coin de ma tête.
Sans doute un résultat de tout ce qui en ce moment travaille en moi. Le grand ménage a commencé.. Trier, laver, classer.. Les blessures du passé, les coups durs emmagasinés, bien cachés, cadenassés et qui pourtant travaillent encore.
Des années de poussière accumulée, d'idées noires reniées. Y en a du nettoyage à faire.
Ne pas mettre trop de mots, ne pas trop rationaliser, merci la kinésio.
Il aura fallu que la sonnette d'alarme soit tirée. Il aura fallu que je sois à deux doigts de tout gâcher, d'envoyer en l'air ce qui m'est arrivé de plus joli depuis des années.
Elles sont puissantes les ombres du passé. Bien plus que je ne l'aurais imaginé..
Je vais leur en mettre plein la tête de la lumière, de tout ce que ma vie peut avoir de joli. Me gargariser de beau, de bon, pour ne pas leur laisser l'espace, pour ne pas qu'elles remportent la partie.
Il y a tout un monde qui bouge dans mon inconscient, comme un fleuve à guider pour ne pas qu'il puisse tout emporter, pour que les eaux troubles se transforment en eaux vives qui me porteront.
On sera les plus heureux du monde. Je l'ai promis.. Quand tout ça sera derrière nous, quand le ménage aura été fait.
En attendant j'ai beaucoup de chance.. Parce que Sa main ne lâche pas la mienne, même quand le noir a tendance à l'emporter.

On sera les plus heureux du monde!

Sache que...

Par Nie :: 26/09/2010 à 16:10
Ce ne sont que trois petits mots, trois petits mots tous simples et tellement répétés. Et pourtant, il y a tant de "je t'aime" différents.
"Je t'aime", je suis heureux que tu existes, parce que la vie est moins rude, pour les amis, la famille, l'amoureux(se)
"Je t'aime", je n'en reviens pas de ce qui nous arrive et de la chance qu'on a, celui qui nous surprend parfois, teinté d'émerveillement
"Je t'aime" tout doux, tout tendre, celui qu'on murmure le nez blotti au creux d'un cou
"Je t'aime" ne me laisse pas, parce qu'il nous apparait que la vie n'aurait plus de sens sans celui à qui l'on destine ces quelques mots.
"Je t'aime"comme un trésor que l'on n'offre qu'au compte-goutte
"Je t'aime" je serai là pour toi, à chaque étape, à chaque pas, peu importe ce que la vie nous réservera
"Je t'aime" parce que c'est toi, tout simplement

La liste est sans doute longue encore.. ces trois petits mots de rien du tout qui nous mettent pourtant du baume au cœur, qu'on les dise ou qu'on les reçoive

Sur l'instant

Par Nie :: 14/08/2010 à 20:45
Le bruit typique d'un batteur électrique se mélange aux commentaires d'un match de foot.
Je joue tranquillement sur le net, juste dérangée parfois par un "tu crois qu'c'est bon comme ça?"
Ce soir, Zhom cuisine!
Il a décrété qu'il gérait le dessert du repas de demain.
Au programme: fraisiers à la pâte d'amande et verrines d'agrumes à la menthe. Tout un programme.
Et sa tête quand je lui explique qu'il faut mélanger les blancs en neige à la pâte en ruban.. "En quoi??"
Soulève, mon coeur, évite de casser les blancs.
Je m'improvise prof de cuisine pour un matheux qui a besoin qu'on lui explique le pourquoi des choses

Un p'tit instantanné d'une vie de couple toute neuve... et des sourires cuisiniers

"Encore une de faite"

Par Nie :: 02/01/2010 à 11:27
...comme diraient certains collègues le vendredi à 16h
On a gentiment dit aurevoir à 2009 à grand coup de décompte (merci RTL) et de serpentins, on s'est fait les trois bises traditionnelles "bonne année *smak* bonne santé *smak* plein de bonnes choses *resmak*"
C'est donc bien fini de cette chouette année et je n'ai pas encore fait ma rétro. Vu que j'ai bien aimé aller relire celle que j'avais faite de 2008, je ne couperai pas à ce qui est désormais une tradition.

En 2009 donc

J'ai tenté de me mettre au sport  (marcher c'est du sport)
- j'ai eu droit à trois semaines de béquilles et 18 séances de kiné (ces deux  évènements n'ont pas de lien de cause à effet) - on a beaucoup ri de mon allure de Greg House d'ailleurs - J'ai reçu Miss Tournai, le bioman jaune et pas mal de tektoniqueurs pour un carnaval du feu de dieu. On a eu droit à un vrai été (ça ça vaut la peine d'être noté) - j'ai bossé avec des gamins que j'aimais beaucoup (et qui me manquent) - j'ai vu des amies devenir maman - j'ai eu droit à un voyage scolaire en Provence des plus mémorables avec des collègues survoltés et la poupée la plus moche du monde - une main a pris la mienne - je me suis offert un tour sur le billard - j'ai eu de jolis moments en famille - je me suis offert des heures de concert en bonne compagnie- j'ai mangé des glaces à tomber avec une cigale - j'ai découvert  l'Espagne pendant de jolies vacances avec les zamis - j'ai pris un bain de minuit à moitié soule après un sprint de 200m (merci Kry de me suivre dans tous mes délires) - j'ai aidé à repeindre une maison qui cartonne à présent - j'ai laissé des gens s'éloigner (*rongeage de doigts*) - j'ai fait des kilomètres de balades - j'ai découvert des gens bien- j'ai eu le cœur qui bat - j'ai fini toute habillée dans une piscine avec tous les autres convives d'un chouette anniversaire - j'ai chanté à tue-tête - j'ai couru pieds nus sous la pluie - j'ai été fatiguée, souvent, trop - j'ai arrêté la clope - j'ai énormément ri - j'ai aimé l'Alsace - j'ai dévoré ma nièce des yeux - j'ai eu un vrai Noël et un super anniversaireje me suis sentie vivante

Y a plus qu'à espérer que 2010 suivra le mouvement...



Dix ans

Par Nie :: 31/12/2009 à 15:21
Une décennie de passée dans ce troisième millénaire.
Je me rappelle comme si c'était hier de l'excitation avec laquelle on préparait le passage à l'an 2000, et la crainte de ce fameux bug qui ne s'est jamais produit. On avait cette sensation d'être sur le point de vivre un évènement exceptionnel. J'étais alors cette ado boulotte et mal dans sa peau, "pas la jolie, moi j'étais sa copine", comme le chante Bénabar, en rhéto avec cette impression typique des rhétos d'être tellement grands et matures.
Et en un battement de cil, dix ans sont passés.
Dix ans pour gagner en confiance;
Dix ans pour rencontrer des gens qui en valent la peine, des amis vrais et sincères, plus ou moins proches géographiquement mais toujours présents (les amis, si vous me lisez, sachez que je n'aurai jamais les mots pour vous remercier...);
Dix ans pour grandir, apprendre un métier et prendre plaisir à l'exercer;
Dix ans pour découvrir ce que c'est qu'aimer, apprendre la vie à deux, me planter et souffrir, me relever, y croire encore, toujours;
Dix ans pour cicatriser, pour faire le tri et fermer les portes qui devaient l'être, pour ne plus souffrir de choses que je ne contrôle de toute manière pas, pour tenter de transformer ces douleurs en force;
Dix ans pour trouver celui avec qui je me vois bien passer au moins les dix prochaines années;
Dix ans pour apprendre à vivre seule, avant d'envisager de partager à nouveau un quotidien, pour apprendre à me regarder en face et à me connaître moi-même;
Dix ans pour aller au fond de la douleur et de l'envie de rien et puis remonter, pas à pas, avec l'aide des amis-amours;
Dix ans pour me créer des souvenirs que rien n'effacera, des soirées, des sourires, des jours de gaieté, des moments de vie pure;
Dix ans pour vivre cette année 2009 qui restera pour moi comme une des plus belles de la décennie;

Dix ans pour me dire au fond que je ne voudrais jamais être à nouveau celle que j'étais à l'aube du millénaire.



Des fermiers dans le froid

Par Nie :: 19/12/2009 à 12:43
Premier jour de vacances.. Enfin!
Elle a été fatigante, cette période, malgré le fait qu'elle soit courte. Et le rush de la fin (examens-corrections-délibés-réunion de parents) nous laisse légèrement sur les genoux.
Premier jour de vacances, donc, et un grand soleil pour égayer encore plus une journée qui est déjà chouette à la base.
On s'est réveillés avec un fin manteau de neige et un super ciel bleu. De quoi réchauffer les coeurs alors que le thermomètre affiche -15 (glagla). Le temps idéal, aussi pour la parade de Noël que RTL TVI organise dans ma ville.
Des dizaines de milliers de personnes attendues, des parkings bloqués dès le matin (j'ai du me taper un bon demi kilomètre avec mes courses et mon sac-à-dodo pour rentrer chez moi), des chars lumineux sponsorisés par de grosses entreprises, des objets publicitaires et des bonbons offerts, le Père Noël et le lutin Plop annoncés ainsi que *roulement de tambour* les fermiers de l'Amour est dans le Pré *cri de la foule en délire*
Sans rire, c'est encore eux que j'ai le plus envie de voir, juste pour le fun!
Ce qu'il y a de chouette, avec cette parade, c'est que mon appart va servir de QG vu que mes fenêtres donnent sur la rue.
Je m'en vais donc préparer du vin chaud maison et du gâteau pour ceux que j'aime qui arriveront bientôt.
Un chouette moment en famille? Merci RTL TVI

 
(Si ça c'est pas un bon slogan pourri...)

De la magie à la laideur

Par Nie :: 13/12/2009 à 21:52
Ca commence par des sourires.
Un matin d'hiver typique, fin manteau blanc sur les toits, ciel bleu et soleil pâle. Le climat idéal pour donner envie d'une balade emmitouflée. J'ai donc enfilé manteau épais, bonnet (malgré le fait que je n'ai définitivement pas une tête à chapeau), grosse écharpe et chaussures de marche et je me suis offert une heure de vadrouille, à profiter du spectacle que la neige avait peint pendant la nuit, du Renaud dans les oreilles. Un petit bonheur tout simple.
Et puis le retour à la ville, ses bruits, ses voitures, ses gens.
Je passe au petit supermarché pour acheter de quoi dîner (et de quoi transformer mes yaourts presque périmés en cake). Je cherchais des pépites de chocolat quand j'ai entendu une discussion anodine entre un gamin qui voulait un jouet et son père qui lui répondait que "non, c'est trop cher".
Sur le coup j'en ai eu mal au coeur pour eux. Parce que ce ne doit pas être gai pour un papa de dire non à un gamin trop jeune pour comprendre les concepts de crise économique, st nicolas qui coûte un bras, fêtes de fin d'année toutes proches et fins de mois difficiles.
Ca c'était avant que je ne reconnaisse le bruit typique d'une boite qu'on ouvre. Le "non, désolé" venait de se transformer en un "bah après tout on n'a qu'à le piquer, allez prends le et surtout ne dis rien".
Et j'ai vraiment trouvé ça nul. Pas tellement pour ce jouet à 6 euros, mais pour le principe et les valeurs que, par son acte, ce père venait de montrer à son fils.
J'ai passé mon chemin jusqu'au rayon suivant, fait comme si..
Et je me suis retenue, quand il est venu voir si j'étais dans le rayon ou partie le balancer, de lui faire connaitre mon point de vue: "non je ne te balancerai pas, pas parce que je me fous de ce que tu viens de faire, mais parce que n'imposerai pas ce spectacle à ton fils qui vient d'en voir bien assez".

La magie d'un paysage de première neige contre le côté minable d'un acte humain, le choix est vite fait...



Copyright © Dans ma bulle... - Blog créé avec ZeBlog